Que veut dire soigner ou guérir?

Bonjour,

Aujourd’hui, dans une médecine de plus en plus performante, quand on a affaire à la douleur du patient, sa souffrance, on ne voit que le symptôme, qu’il faut traiter. Alors que la demande du patient peut-être autre, et surtout ce qu’il demande aux soignants, c’est la prise en compte de ce qu’il est en tant qu’être humain. Il est dans la demande de la reconnaissance de la santé selon l’OMS, mais qui a ses limites. Mais par manque de communication, de standardisation des soins, du culte de la jeunesse à tout prix, on en oublie que les soignants sont au service du patient. Nous avons des outils, comme les prises en soins individualisées, tenant compte de tout les besoins à apporter, manger, boire, dormir, respirer, besoin de lien social, besoin de l’entourage, reconnaissance de ces croyances, reconnaissance de ce qu’il a été, ce qu’il a accomplit dans sa vie, ce qu’il accomplit aujourd’hui, … Alors cela ne resterai peut-être qu’un outil  bien mal utilisé, car nous sommes trop centrés sur le pathos. On ne tient pas compte, non plus de sa demande concernant la mort, puisqu’elle a disparu de nos sociétés. Seulement, si nous sommes là aujourd’hui, et cela concerne tout le monde, c’est par l’action de nos ancêtres. Nous ne sommes sur terre que pour un temps très court, mais complètement lié à l’action de nos ancêtres. L’empathie, au sens réel du terme, « rebute » certain soignants, car la distance devient trop intime. Alors que c’est bien par le biais de cette capacité empathique, même, si on n’est pas comme Atlas, et il ne le faut surtout pas, car c’est nous qui serions dans une souffrance intense, les cas d’euthanasies, dont la justice a traité, peuvent nous faire, réellement, dévier d’une ligne de conduite, qui ne donne plus au patient sa dimension, car on « s’approprie » le droit de vivre et de mourir de cette personne. Ce n’est pas notre rôle, même si nous devons continuer à débattre de l’euthanasie dite active, mais en prenant en compte que le patient devient acteur de sa propre vie et fin de vie.  Alors on on peut vraiment aider le patient. sans oublier que cette personne ne chercherait pas à nous mettre en procès.Si le patient est devenu plus exigeant, c’est aussi par le fait qu’il s’informe, par tous les moyens possibles.Journaux, médias, émissions de télévisions… Il a été dit, je ne sais plus par qui, que la guérison, quand elle existe , comporte 3 aspects: le patient qui estime qu’il est revenu à son état d’avant la maladie, le diagnostic du médecin qui doit le reconnaître comme guéri, donc comme personne, non plus malade, et l’entourage familial qui prend conscience de la guérison du membre de la famille et de sa réintégration  dans son rôle, au sein de sa famille, de sa communauté, de son travail. Comme le disait Coluche, « soulager toujours, guérir parfois ». Cette phrase est importante car elle recentre tous les professionnels de santé, autour du patient et de sa famille, il n’est plus un être « subissant » les soins. Il devient acteur de sa propre santé, et il peut prendre connaissance que la vie a un début, mais surtout une fin. C’est aussi lui permettre la transmission vers les générations futures. Nous , soignants ne devont pas être enfermés dans un cadre, mais naviguer autour du cadre, donné par les études, et surtout donné par le patient et la prise en compte réelle de sa demande. ce qui donnera à ces métiers une meilleure reconnaissance.

j’ai puisé mes sources dans 2 approches:www.reseauhippocrate.org/hippo_article_impression.php?id_article=8

www. p-s-f.com/psf/spip.php?article 53.

Et bien évidemment mon parcours de professionnelle se santé, ayant 23 ans de pratique, de recherche, d’innovation, de création.

Je voudrais mettre un lien vers un homme génial, infirmier-pompier et guitariste à ces heures, de Penmarch;

http://trucside.free.fr/

Bonne journée

Grenda.emoticone

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