Protocoles de soins?

Suite à l’article d’hier, je souhaite soulever le problèmes des protocoles de soins. De part ma pratique, je pense qu’ils sont nécessaires pour les urgences vitales.Ils font gagner du temps, car la notion de triage, au combien désagréable comme terme, rentre en ligne de compte. C’est comme dans un incendie, un accident de voiture. Il faut sauver un maximum de personnes ,sans trop mettre en danger, mais il est toujours là,  ceux qui interviennent. La réflexion, si elle est nécessaire doit être quasi instantanée avec les soins à donner. C’est de toute façon une dépense et une montée d’adrénaline, qui vous booste. C’est pour cela que tout les soignants ne peuvent travailler automatiquement dans tous les services, car il faut avoir cette capacité à être un leader et à coordonner très rapidement les actions. Quand j’ai vu les Tours du World Trade Center s’effondrées, et que je suis tombée sur des articles analysant le comportement des gens devant cette situation inédite, autant pour les personnes prises dans ce piège que pour les sauveteurs, les protocoles ne se trouvaient plus applicables. Il n’y aurait que 1% de la population mondiale, qui devant un stress intense, réagissent positivement et arrivent à gérer la panique. Tous les essais que le monde fait maintenant par rapport à cette forme de terrorisme, sont là pour adapter au plus vite le comportement. Mais il y a toujours les impondérables, le hasard qui intervient, et cette difficulté à gérer. Mais plus on est entraîne, plus on s’adapte.

Il est très motivant de créer des protocoles de soins, adaptés. Mais , s’ils se figent, et c’est le cas de la chronicisation des soins, qui poussent les soignants à ne pas se remettre en cause, et à entrer dans une routine qui nuit à tout le monde et génèrent des conflits dans tous les domaines d’exercices de la santé.

On m’a souvent reproché et ce depuis le début de mon entrée en école d’infirmière, de prôner le changement de service, d’abord pour mieux se connaître en tant que personne soignante, et de connaître les domaines qui correspondent à notre profil. Combien de soignants deviennent écoeurés de cette profession, c’est qu’ils n’ont pas cette chance, de pouvoir exploiter la plate-forme que représente un hôpital, pour trouver sa voie la plus adaptée. Les recruteurs me qualifiaient « d’instable ». Ensuite, la notion de mobilité est entrée dans tous les secteurs d’activités , car c’est une preuve d’adaptation, de création, de capacité à rebondir.  Maintenant, les recruteurs sont intéressés par mon profil. Mais, ils ont 2 attitudes: comme je n’ai pas de formation de cadre officielle, ils se disent, elle est peut-être un danger pour l’institution, je ne la prends pas. L’autre attitude, c’est de dire, avec tout ce qu’elle a fait, elle sera un moteur dans l’institution. C’est peut-être une des raisons qui font que j’ai du mal à exercer dans ma profession d’infirmière libérale, car ce que je sais, et sans m’en vanter, je l’applique et surtout, je le perçoit comme une capacité à mieux communiquer. Ce n’est pas le cas, ici.

Cordialement

Grenda.emoticone

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