Petite Précision

 

Une petite précision

je ne vois pas en vertu de quoi, je quitterai la Guyane. Je l’ai quittée une fois, et je m’en rappellerai toujours. C’était une souffrance de tous les jours.

J’ai tout fait pour revenir. Personne, je dis bien personne ne m’interdira de vivre là où je l’ai décidé.

Celui qui veut quitter la Guyane, en m’emmenant dans ses bagages, c’est l’étranger, qui vit à la même adresse que moi. J’en ai marre de l’entendre démonter la Guyane.

Mon combat m’a mis en « conflit » avec le monde médical au sens large, mais pas les guyanais. Mes anciens clients me regrettent beaucoup et trouvent cela injuste, car ils se sentaient en sécurité, avec moi, pendant les soins.

Ce n’est pas parce que j’ai dénoncé sans le savoir, car pour moi, c’était des questions qui méritaient une réponse adéquate, et non inadaptée comme ils me l’ont fait comprendre.

C’est à leurs inertie que j’en veux, et leur manque de prise de responsabilités.

J’ai pris les miennes, je suis de mon côté et du côté du patient car c’est pour cela que j’ai été formée.

Je tiens aussi à dire, qu ’en faisant mes études, je disais avec un humour noir, que je serai ni plus ni moins, qu’une « serpilothérapeuthe confirmée ». C’est bien ce que je suis.

Le défouloir des médecins, surveillantes, collègues….

Et puis, parlons un peu des syndicats infirmiers.

Il y en a tellement que c’est difficile de savoir ce qu’ils revendiquent. En plus ma propre expérience des syndicats, quand je posais une question précise, c’était le grand flou.

La perle des réponses a été donnée par un président de syndicat, et par son fils, « il dort ». Il ne m’a toujours pas recontactée , et encore moins aidée. Et oui, j’ai vraiment appuyé sur le bouton auquel il ne fallait pas toucher.

.La serpilothérapeuthe a quitté cette profession, et j’en suis bien contente.

On peut même aller plus loin, en supprimant les infirmiers, et en les remplaçants par des techniciens par spécialité.

Nous sommes les parents pauvres de cette profession, et plus çà va, moins nous sommes reconnues.

Mais la faute à qui?

A NOUS!!!

Nous sommes pour la majorité des femmes, et apparentées aux bonnes sœurs.

C’est notre héritage. Notre simple existence est de servir de tampon entre le médecin et le patient.

Les protocoles, dont je ne trouve pas l’efficacité dans tous les domaines, les diagnostics infirmiers, c’est bien pour les pays qui les utilisent vraiment comme le Québec, la Suisse, la Belgique.

Mais en France, c’est perçu comme un surcroit de travail qui ne sert à rien.

Et j’ai rencontré des quantités d’infirmières qui ne savent pas se servir de ces outils.

Gwen Santé, Serpilothérapeuthe Confirmée.

23 ans de pratique pour rien.

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