Archive de la catégorie ‘societe’

anecdotes

Dimanche 5 juillet 2009

 

ANECDOTES SUR MA VIE PROFESIONNELLE

Je voudrai vous raconter une histoire. Alors que j’étais élève, en stage dans une clinique chirurgicale, et que nous étions 3 stagiaires en train de préparer les injections du soir, je me suis rendue compte que mon collègue avait diluer les médicaments dans du chlorure de potassium.

Potentiellement mortel. Je peux vous dire que malgré les 150 mètres qui me séparaient de lui, je suis arrivée à temps avant qu’il ne rentre dans une chambre. J’aurai alors pu participer aux jeux olympiques!!!!

Une autre anecdote: il y avait un patient anglais hospitalisé et qui devait se faire opérer le lendemain. J’arrive avec les thermomètres, et je lui en laisse un, sa femme était présente. Quand j’ai fini de distribuer, je retourne chercher les thermomètres. Là j’assiste à une scène, ou j’ai pu garder mon sérieux, sa femme tentait d’introduire le thermomètre par le pénis. Et oui, les anglais, prennent leurs températures dans la bouche. J’ai expliqué, quand France, à l’époque, c’était en rectal. Le couple a compris, et après, j’ai couru en salle de repos pour rire, à gorge déployée. J’en ai appris sur les anglais.

Une autre anecdote: j’étais en troisième année, je devais encadrer les élèves de premières années. Je demande à l’une d’entre -elles, d’aller nettoyer les dentiers. Elle l’a fait. Elle a rapporté tous les dentiers à la salle de soins, pour les laver. Impossible après de les restituer à leurs propriétaires. On a du faire venir un dentiste pour nous aider. Cette jeune éleve, dont je n’avais pas senti le stress, car c’était son premier stage de formation, je l’ai prise sous mon aile, et j’ai pris le temps, aussi avec tous les autres de connaître leurs informations, et de poser toutes les questions. Il n’y a pas de question idiote, il n’y a que l’attitude adoptée pour répondre, pour valoriser la personne.

J’ai tout de suite été la réferente pour ces élèves et le mieux c’est que mes collègues de 3eme année venaient me solliciter. J’ai cette capacité d’écoute qui ouvre la personne et ne l’enferme pas. Elles ne se sentaient pas jugées. Comme c’est le cas depuis toujours.

C’est comme çà aussi ,que j’ai développe très tôt mon approche des soins et des personnes, des soignants, des médecins. Combien j’en ai formé aux prises de sang et pose de catheter. Je me rends compte maintenant que mon approche, même si j’intégrai celle enseignée à l’école, était compatible et a donné naissance à cette philosophie de soins que j’ai en moi, et que je peux couchée sur le papier.

Cordialement

Grenda

philosophie de soins

Samedi 4 juillet 2009

 

PHILOSOPHIE DE SOINS

JE ME DOIS DE DEVELOPPER UN PEU DE MA PROPRE PHILOSOPHIE DE SOINS.

PHILOSOPHIE DE SOINS

JE ME DOIS DE DEVELOPPER UN PEU DE MA PROPRE PHILOSOPHIE DE SOINS.

Cette philosophie de soins est avant tout basée sur l’ humain.

La compassion, l’empathie, la résilience, les approches de la médecine par la PNL, l’analyse transactionnelle, l’analyse comportementale, les tests divers et variés pour «détecter » soit un Alzheimer, soit quelqu’un de dépressif, ou victime du syndrome de glissement et toutes les médecines parallèles ont leurs intérêts. Mais cela créer des cadres trop restrictifs pour l’humain. Et tout le monde ne peut en profiter. De plus, je ne pense pas que cela puisse s’adapter à tous les cas que nous rencontrons.

Il y a d’abord nous, professionnels de santé qui connaissons un certain savoir. Mais ce savoir est mis en pratique, avec certaines difficultés au début de la carrière quand le cadre rassurant des études n’est plus là.

Parce-que il y a de multiples raisons qui nous font intégrer ces professions, comme la tradition familiale, ou une réelle envie d’aider l’autre, en s’aidant d’abord soi-même, pour mieux se connaître et devenir un être humain à part entière dans toutes les dimensions de la vie. Mais la course imposée à une médecine qui rentre en randomisation, perturbe tous les soignants. A force d’entendre parler de dossier à remplir, de flux-tendus dans les différents domaines d’exercice, fait que par exemple, le mot infirmier, veut dire à l’origine, enfermer. Infirmis=infirmier=enfermer. C’est un héritage médiéval. On cachait les malades; Je pense au livre la nef des fous, les centres crées pour les lépreux….

Enfermer l’humain dans un cadre de malade non approprié, le détruit.

Et nous les soignants, nous nous retrouvons à la définition d’infirmier, en latin, enfermés.

La réalité du terrain n’est pas en adéquation avec la formation.

Trop de formatage, de protocoles appris par cœur, nous font oublier toute la philosophie que nous devons mettre dans nos compétences. Une philosophie de soins peut évoluer plus vite qu’un protocole. Ma propre philosophie est basée que quand je rencontre un patient pour la première fois, je vais d’abord le voir comme un être humain.

Cela me rappelle, mon premier contact avec un patient dit alzheimer. Je ne pouvais le laver.

C’était en libéral. Cette maladie était peu connue. J’ai chercher une accroche pour l’approcher. En parlant avec sa femme, elle m’a dit qu’il adorait se baigner dans la mer, prendre des douches, des bains. Alors pourquoi, refusait-il de rentrer dans une salle de bain? Il n’avait pas peur de l’eau, mais pour lui, salle de bain signifiait qu’il ne pourrait plus jamais être un grand nageur, comme avant. Alors avec l’accord de sa femme, je suis allée avec lui me doucher dans la salle de bain. Je m’étais habiller en leggins et teeshirts, et quand il a vu ce que j’étais en train de me doucher, il est venu spontanément. Voilà ma philosophie de soins. Remettre sans cesse ma pratique en cause, pour trouver l’accroche. Et c’est valable pour toutes les pathologies et ça ne demande pas beaucoup de temps sur le terrain, mais de la réflexion. Qui je suis par rapport à lui, quels sont mes objectifs et surtout les siens. Comment les mettre en adéquation, pour qu’il devienne acteur? J’arrive à créer un lien où l’autre se reconnaît comme personne et simplement, par mon regard, mon approche, j’en fait un partenaire de soins.

Je vous laisse sur cette histoire.

Cordialement Grenda emoticone

communication, chronicisation des soins, attitudes, performances, evaluation;

Jeudi 2 juillet 2009

 

CRISE,CHRONICISATION DES SOINS, DES ATTITUDES,PERFORMANCES,EVALUATION

La Crise: terme médical à l’origine, pour décrire un changement d’état brutal, et.où non réversible.

Dévier vers crise politique, trouve son étendue dans tous les domaines da la société et de l’individu. Norme ou hors norme.

En chinois, selon Mason= crise=DANGER/OPPORTUNITE Utilise 2 idéogrammes.

Dans les sociétés de consommation, c’est avoir la capacité à rebondir, devant une situation où le danger est présent, peut entrainer la mort sociale et/ou la mort tout court et/ou renaissance.

Il y a donc une ouverture possible si l’on gère positivement la crise. C’est un état toujours passager, plus ou moins long, pandémie, épidémie, crise financière….., crise médicale, symptômes brutaux, mais la mort qui est soit la fin, soit la renaissance.

La crise en ce sens nous permet d’évoluer et de nous adapter.Dans un monde où tout va toujours plus vite, pour faire face à la crise, on se chronicise. On oublie l’enfant que nous avons été, nous subissons, l’influence de la famille , c’est l’éducation. Puis l’école, qui doit nous apprendre la vie. NON. Elle doit être un moyen de se construire en intégrant des codes sociaux, tels que savoir lire, écrire, compter, avoir des amis. Premier réseau qui se construit en l’absence des parents.

Être reconnu comme élève, on est en apprentissage d’un savoir, qu’il faudra après savoir adapter à soi et à son environnement. On apprends la vie au contact des autres. Les copains du bac à sable, les relations avec les parents, les relations avec l’autorité de l’école, les profs….Puis la crise d’adolescence. La personnalité se grandie, se fait, et c’est la première crise majeure de l’individu. Il est venu au monde en tant qu’être humain, les années, l’apprentissage, la capacité à s’ouvrir l’esprit, et c’est autant le rôle des parents, que des profs. On ne se construit que par rapport à un modèle, que l’on rejette où que l’on accepte. La crise est plus ou moins importante.

Dans mon cas, pour parler de mon enfance, je partais presque toutes les nuits soit garder des enfants, soit aller dormir chez une amie…J’ai réaliser mon rêve de petite fille, je suis montée sur la statue de Napoléon , quand j’avais 15 ans. Ça a faillit tourner au vinaigre, car mes parents, ne l’on jamais su, car la police a été sympa et à compris que j’étais de bonne fois.

Même si aujourd’hui, je suis dans une crise violente, autre terme pour la qualifiée, le fait d’écrire me permets de prendre du recul et de mieux me cerner. Avant d’être définie par ma profession, comme tous ceux qui ont un diplôme ou pas, j’ai un prénom, un nom, une vie intime, des secrets….

Il est dommage de réduire l’individu à sa fonction, car même sur diplômé, le premier poste est celui où l’on mets en pratique une théorie, un diplôme. C’est aussi le plus dur, car c’est la rentrée dans la vie adulte, ces hauts et ses bas, l’apprentissage de l’indépendance, du premier salaire…

Et déjà là, on peut se retrouver chronique, car on n’a pas su, ou pas pu donner ce que l’on était.

Et cet état chronique, enferme , plus qu’il n’ouvre. On ne se remets pas en question, car il y les enfants, le boulot, la compétition, les formations, et que la vie c’est dur. Il est difficile parfois de trouver , de savoir, où l’on en est dans sa vie. On oublie ses rêves, ce que l’on à été, et surtout dans cet état chronique, pas question de voir remettre en cause par le regard de l’autre. Et c’est une nouvelle forme de crise, car la personne va s’accrocher au domaine qu’elle connait le mieux et qui lui donne l’impression d’exister, son travail. La famille n’est pas l’entreprise et beaucoup de couples n’y résiste pas. Les évolutions des membres de la famille se font au contact des autres membres, mais aussi par la présence des parents. Parents absents, on se cherche sans toujours la trouver une famille de substitution. La meilleure famille, celle qui est ou semble être la plus épanouissente est le travail. Mais si on vit mal son travail, vers ou, qui se tourner? Et là c’est la crise d’identité, d’autant plus forte qu’en ce moment on est en crise financière, et en crise de pandémie mondiale. Les repères disparaissent. Mais c’est à nous d’en construire des nouveaux. Ce n’est pas la première crise, toutes les époques sont marquées par une crise, qui a laissé des gens dans le fossé, mais d’autres se sont propulsés vers le haut. Ils en ont fait une opportunité. Mais quand on est en haut, il faut garder présent à l’esprit que la chute peut toujours survenir.. C’est le cas des scandales financiers, ou pour plus de pouvoir, d’argent de reconnaissance mondiale, on rentre dans une chronicisation, où l’on vit dans mon monde. Et dans ce monde de plus en plus compétitif, il y a les évaluations. Etre évaluer en période d’apprentisage, normal. On se situe par rapport à ce qui est acquis, et le non acquis. On progresse. Dans le monde du travail, c’est lié à une performance, que l’on doit maintenir, si on veut conserver son travail. Et là c’est la porte ouverte à la standardisation des pratiques, dans tous les domaines. Même les gens qui ont cette chance de faire une formation doivent pouvoir retransmettre vers son équipe, ce qu’il a acquis de nouveau et provoquer une ouverture, une évolution. Il n’y a pas de savoir absolu, il y a des savoirs qui doivent se rencontrer, dans l’entreprise, pour eviter cet état de chronique et d’handicapé de la communication. Tout le monde, quelque soit son lieu d’exercice, ferait alors évoluer sa pratique, voire la mettre en commun, avec d’autres formes de fonctionnement.

On ne serait plus dans une attitude figée, une chronicisation, avec la crainte de l’évaluation, car pour entendre la parole de l’autre, il faut entendre d’abord sa propre parole. Et la performance, ne serait plus une compétition, mais une amélioration des conditions de travail et de vie privée.

Communication?

Mardi 30 juin 2009

La communication est le plus important des domaines dans tous les corps de métiers.  Elle est nécéssaire pour que chacun trouve sa place et s’épanouisse, Mais dans ce monde en crise, on n’agit plus que par logique comptable.C’est particuliérement dramatique dans les soins. On ne sait plus communiquer entre soignants, chacun gardant sa souffrance pour lui, le service ne permettent pas de partager honnetement les difficultés que chacun rencontre à son niveau de formation. Le plus regrétable, c’est que se sont les infirmières qui font le tampon et tentent en sous effectif de répondre à la demande.  Idem en libéral. Il faut restaurer le dialogue, simple, rapide, communiquant basé essentiellement sur la reconnaissance que l’on a de l’autre. Nous sommes à différents niveaux, tous des handicapés de la communication, Nous nous enfermons dans notre monde, et nous oublions l’autre. Nous sommes tous enfermés dans nos blogs, nos forums, et  dans notre profession et dans notre cercle. Ignorer, ignorance et si on l(ouvre trop, c’est arrogance. mais que veut dire réellement, ce terme: revendiquer pour soi, un combat pour une juste cause. Ca change beaucoup , dés que l’on se penche sur la définition  des termes, ça donne une autre dimension.

Nous devons nous mobiliser pour communiquer réellement, de voisin à voisin, savoir accueilir l’autre dans sa dimension humaine, dans ses traditions, dans son mode de vie. Chacun gére sa vie. On n’a pas à juger, pour savoir si c’est la vraie vie, ou un copier-coller. La vie, c’est l’expérience, c’est s’assumer, se reconnaitre dans sa fonction, dans son rôle social et ne pas colporter des ragots, des rumeurs;

Cela concerne riches et pauvres , il n’y as pas d’échanges entre ces deux mondes et c’est regrétable. Tout le monde a une parole qu’il faut savoir entendre.

Cordialement

Grenda

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